
Les GAFAMs ne sont ni inévitables, ni invulnérables, pas plus que la tumeur de leurs intelligences artificielles. Google referme autour de l’entreprise son propre web; son IA résume les contenus des sites que les usagers n’ont désormais plus besoin de visiter. De toute manière les bots constituent la moitié du trafic Internet et ceux des IAs font exploser les coûts de bande passante. On fait quoi? On plie boutique, on abandonne ou on apprend à vivre sans les GAFAMS? Pour moi et Itératures ce sera sans, merci.
Dans la dernière infolettre d’Itératures (qui sera publiée sur Linekdin jeudi) je propose une approche pour fonctionner sans Google. En parallèle j’explore la notion du web comme espace public, c’est-à-dire légiférable et régulable comme nos rues, et appropriable socialement comme nos communautés. Avec à la clé l’encadrement légal de la création et de l’implantation d’algorithmes à usages commerciaux touchant les publics. Pour finir; la nationalisation de la bande passante afin de mettre fin au pillage éhonté de nos portefeuilles, de ramener le web à ce qu’il était jadis; c’est-à-dire un projet convivial de partage de contenus et de libérer la masse monétaire nécessaire pour stimuler l’achat de contenus et changer le portrait économique du web. Parce que ce n’est pas la tuyauterie qui compte justement. C’est le contenu.