Le piratage en ligne de la littérature québécoise

Ça existe. En effectuant des recherches pour l’infolettre d’Itératures, et puisque la plateforme pirate de livres LibGen (au coeur du procès Martz vs Anthropic) revenait souvent dans l’exposé, j’ai eu la curiosité de sonder pour savoir si la littérature locale est présente sur les plateformes de livres piratés. Je n’avais aucune intention de devenir membre de LibGen pour y faire des recherches mais Z-Library, l’autre grande plateforme pirate, partage à peu près le même contenu. En une minute ou deux j’y ai trouvé les oeuvres des premiers auteurs qui me venaient à l’esprit; Anaïs Barbeau-Laviolette, Stéphane Larue, Dominique Fortier, Patrick Sénécal, Kim Thuy. J’ai tenté la poésie, présumant que plus rare, ce serait hypothétiquement plus ardu et donc moins intéressant à rafler d’un point de vue pirate. Maude Veilleux, Fernand Durepos et David Turgeon sont apparus en quelques secondes. Ça m’a un peu bousculé de trouver aussi les oeuvres d’Élise Gravel mais les pirates piratent. Ils n’ont pas d’état d’âme. Résultat des courses: oui, la littérature québécoise est pillée, probablement in extenso, en ligne. Et déjà absorbée par Llama et Claude qui ont entrainé leurs IAs à partir de LibGen. LibGen et Z-Library déménagent souvent, poursuivis tous azimuths, mais pour ceux qui veulent se faire leur propre idée, je les ai déniché facilement sur DuckDuckGo, sans passer par Thor et le « dark web ».

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